Comment réussir un blog pro rentable (et rapidement)

By Lotfi BENYELLES

conférence

Dans un article de 2018, le site américain de blogging professionnel BlogTyrant annonce que 99% de ceux qui créent un blog échouent dans l’année.
C’est un chiffre effrayant.
Mais ce type d’annonce a ses limites. Dans les 99% en question, il y a à boire et à manger.
On retrouvera le blog de tata Josiane, celui du club météo de Collonge-sous-Salève, le blog pro d’une Coach en Pilate et celui d’une grosse boite en B2B.
Bref, le mot blogueur décrit une réalité extrêmement contrastée. Tout comme les mots artiste, écrivain, entrepreneur, etc.

Mais, même si cette statistique d’échec doit-être relativisée, elle pointe une vérité : une majorité de ceux qui démarrent un projet de blogging ou de création de contenu n’iront pas jusqu’au bout
Pour expliquer ces échecs, on pointe souvent plusieurs coupables : le manque de motivation, la panne d’idée, la paresse et la fameuse “procrastination”…
Ces mots sont très vagues.
Ils désignent en fait des comportements qui ne sont pas les causes de l’échec, juste des symptômes. 
Lorsqu’un blogueur ou une blogueuse motivé·e au départ se laisse aller au découragement et arrête de publier, c’est généralement parce qu’il ou elle n’obtient pas de résultats.
À force de publier sans que le blog décolle, le créateur de contenu ne sait plus vraiment là où il va et perd le fil de ce qu’il avait commencé. Pourtant, il est possible de créer un blog qui génère un revenu récurrent. Et je pense même qu’il s’agit d’un canal d’avenir qui présente de nombreux avantages par rapport à d’autres canaux. Je vous propose donc de découvrir dans cet article comment réussir à créer un blog pro rentable rapidement.

Se démotiver en voulant tout faire à la fois

Les formations en création de contenus ont généralement un travers, elles vous font foncer bille en tête en ouvrant un maximum de chantiers.

C’est une très grosse erreur comme je l’explique dans cette BD : Comment vivre de votre écriture grâce au blogging professionnel

En suivant ce type de conseils, les blogueuses et blogueurs ne comprennent pas vraiment ce qu’ils font. 

Ou plutôt, ils ont une compréhension théorique du chemin qui les mènera des premières publications à la vente des premiers produits.

Mais une fois qu’ils commencent à écrire, ils se confrontent à de nombreux blocages :

  • Ils ont du mal à écrire
  • Leurs publications ne reçoivent aucune visite
  • Ils sont les seuls à les partager sur les réseaux sociaux
  • Ils sont bombardés d’informations et ne savent pas quelle doit-être leur priorité
  • Ils remettent au lendemain beaucoup de travaux décisifs, notamment les plus inconfortables

La question qu’ils se posent alors est la suivante : “Si les démarrages sont aussi difficiles, qu’est-ce que ce sera pour la suite ?”

Lorsqu’il en est là, le créateur de contenu perd généralement de vue le chemin de réussite alors qu’il  lui semblait clair au départ.

Et il se décourage.

Pourtant, il y a bien un moyen d’y arriver. 

En procédant par étapes.

En effet, certaines étapes sont de véritables boosts de motivation :

  • les premiers articles publiés
  • les premiers abonnés
  • les premiers échanges poussés avec ces abonnés
  • le premier produit vendu

À chaque étape franchie, le projet se consolide et il devient impossible de faire marche arrière.

En deux ans de coaching et de formation et près d’une trentaine d’entrepreneurs accompagnés, je n’ai pas vu un·e seul·e entrepreneur·e ayant réussi à vendre ses produits et décider de faire marche arrière. 

Les bénéfices d’un fonctionnement par étapes

J’en suis aujourd’hui convaincu, pour réussir dans le blogging, il ne faut pas chercher à faire un maximum de travaux. 

Au contraire, il faut se fixer un objectif précis, atteignable en faisant le tri dans la masse des instructions. En procédant de la sorte, vous franchirez plus rapidement des étapes significatives, sans vous décourager.

L’image qui me vient à l’esprit est celle du jeu vidéo. Chaque étape réduit les chances d’abandonner en cours de route, et cela pour deux raisons :

  • Premièrement, le fait de franchir une étape a de la valeur, c’est une récompense pour le temps passé à construire les étapes précédentes
  • Deuxièmement, vous savez où vous allez. Le fait de passer un cap vous permet donc de recharger les accus en sachant que vous vous rapprochez de votre objectif final.

Certains jeux vidéos sont d’ailleurs très réussis, car au fur et à mesure du franchissement des étapes, le ou la protagoniste se transforme. Il ou elle gagne de nouveaux pouvoirs, son apparence change et ses réflexes ne sont plus les mêmes.

Dans ces jeux, les étapes de la réussite ne sont plus uniquement un trajet à parcourir, mais une transformation nécessaire du personnage principal.

Les véritables étapes de votre blogging

Il en est de même pour votre blogging.

Voici les 4 étapes du blogging que l’on vous présente habituellement.

  1. Vous allez écrire
  2. Vous allez recueillir des abonnés
  3. Vous allez échanger avec eux 
  4. Vous allez leur vendre vos produits

En fait, ces 4 phases ne disent rien de votre chemin de transformation, c’est-à-dire les étapes par lesquelles vous allez passer pour construire une perception juste de votre projet de blogging.

Ces phases par lesquelles la personne qui crée un blog va passer sont les suivantes :

  1. Elle va se décider (la phase d’inspiration)
  2. Elle va se confronter aux difficultés et faire le tri (la phase d’apprentissage)
  3. Elle va atteindre son objectif et vendre (la phase de mécanisation)

Je vous propose de rentrer maintenant dans chacune de ces étapes.

La phase d’inspiration

La phase d’inspiration correspond à votre démarrage. C’est le moment où vous allez avoir de l’énergie pour poser quelques bases de votre projet. Votre enthousiasme vous permet de faire en quelques jours ce qui vous aurait pris des mois autrement.

Mais cet enthousiasme ne dure pas.

Parfois, l’effondrement survient très vite. 

Lorsque la personne a pris la décision de bloguer sur des bases plus réfléchies, elle parvient à passer plus rapidement en phase 2, c’est-à-dire la phase où elle va acquérir sérieusement les compétences de son blogging.

Mais beaucoup restent bloqués dans cette phase d’inspiration.

Un des points qui me désole le plus est de voir certains clients s’inscrire à une formation sans jamais la commencer. Ils la gardent au chaud en attendant le jour où la motivation pour le blogging reviendra.

Le fait de s’appuyer uniquement sur la motivation pour bloguer tient à deux choses à mes yeux.

  • D’abord, le fait que la future blogueuse ou le futur blogueur trouve sa situation professionnelle et personnelle insupportable et souhaite la fuir. Le blogging apparaît comme la solution miracle, une vie de remplacement.
  • Ensuite, les projections des vendeurs de rêve du web qui ont durablement entaché le métier de la création de contenu et du webmarketing. 

Je ne prendrai pas de gants, c’est la pire des façons de commencer à bloguer.

Le blogueur doit trouver la motivation en lui et non pas dans des choses qu’il ne maîtrise pas. 

Je note également que ceux qui démarrent dans le blogging par le bon pied préservent leur job de salarié ou une source de revenus principale à côté. Ils ne vivent pas cette activité comme l’enfer sur terre, même s’ils souhaitent changer de voie et gagner en autonomie.

Cela ne veut pas dire qu’ils ne rêvent pas.

Mais la motivation de type “rêve” n’est pas centrale dans leur projet de création de contenu. Elle est une perspective et leur permet de se donner des petits coups de boosts pour se remettre au travail en cas de coup de mou. 

Au quotidien, elle ne leur est pas très utile. Elle fonctionnera un tout petit moment comme un supplément d’énergie, du sucre. 

En fait, il faudra passer cette phase de motivation le plus rapidement possible. 

Vous devrez vous mettre en position d’apprendre et d’exercer votre pratique de blogueur. 

C’est ce qui vous permettra d’ancrer des habitudes de travail, de créer des contenus régulièrement et de construire petit à petit votre petite entreprise rentable.

Pour certain·es blogueurs·se, le passage de cette phase est assez rapide. Leur volonté interne est suffisamment forte et ils prennent assez vite conscience de la difficulté de la tâche pour passer à la phase suivante, celle d’apprentissage.

Mais ces personnes sont plutôt minoritaires.

La plupart auront besoin de mettre de l’ordre dans leurs objectifs. C’est à dire, faire la part des choses entre ce qui les motive fondamentalement (leur pourquoi) et les moyens à mettre en oeuvre pour y arriver.

Pour réussir le passage de cette phase, j’utilise dans mes coachings un exercice provenant de la PNL (Programmation Neuro Linguistique). Je l’ai rebaptisé “La Marelle”, mais le véritable nom de cet exercice est La Pyramide des Niveaux logiques de la Pensée de Robert Dilts.

On va donc rester sur le mot Marelle.

La Marelle vous permet d’identifier votre blocage et d’intervenir au niveau où ce dernier agit.

Exemple : Peut-être que dans votre idée de départ, vous étiez attiré·e par la promesse d’autonomie du blogging. Mais dès les premiers articles, vous avez réalisé que n’aimiez pas ce que vous écriviez.

Pire, le fait de vous exposer sur les réseaux sociaux en partageant vos articles vous met dans une situation compliquée. Vous vous dites qu’une honte indélébile risque de s’abattre sur vous et votre descendance si vous publiez vos articles. 

Résultat, vous passez votre temps à peaufiner vos articles et vous ne les terminez jamais.

En fait, vos exigences d’image et de qualité ne sont pas alignées avec le comportement qu’il faudrait pour développer votre projet de blogging et il va falloir travailler dessus.

La Marelle vous permet d’identifier les différents blocages et d’aligner vos objectifs et vos comportements.

Cela pourrait passer par le fait de créer une marque distincte de votre personnage de blogueur·se. Ou encore, de communiquer uniquement avec votre prénom. Ou encore, de commencer à faire votre promotion au sein de petits groupes plus bienveillants.

Mais ce travail permettra peut-être aussi d’ouvrir les yeux d’un rêveur.

Si le fait de s’exposer est si problématique pour lui, le blogging n’est pas la meilleure voie pour atteindre une vie d’entrepreneur·e autonome. II faudra alors essayer de trouver un autre chemin que celui de la création de contenus.

J’expliquerai dans un article ultérieur comment faire votre Marelle. Si vous n’avez pas la patience d’attendre, vous pouvez consulter ce blog.

La phase d’apprentissage

C’est la phase la plus ingrate du blogging. Dans la phase d’apprentissage, vous allez acquérir l’ensemble des compétences qui vous seront nécessaires pour réussir votre blogging. Elle dépend beaucoup de votre situation de départ.

Certains maîtrisent déjà leur compétence principale, celle qui sera le sujet de leur blogging. 

Prenons l’exemple de Catherine, elle est spécialiste de Hatha Yoga et elle veut en faire son sujet de blogging. La clientèle masculine ne l’intéresse pas. Elle parle aux filles et elle aborde dans certains de ses cours le thème de la grossesse. Son ton de voix et sa personnalité en salle sont déjà très marqués. Cerise sur le gâteau, elle a déjà une petite notoriété dans sa ville.

C’est clair, Catherine démarre dans le blogging avec un superpouvoir. Rien ne garantit qu’elle réussira, mais elle a déjà un positionnement et elle a déjà appliqué intuitivement dans son entreprise physique certains principes de persuasion de Cialdini comme l’autorité, la sympathie et la preuve sociale.

Son apprentissage de blogueuse sera lourd, mais il sera délimité au Marketing et à la technique. Il va consister à comprendre comment écrire des contenus pour le web et à les transformer en produit. Les champs de compétence à acquérir seront les suivants :

  • Copywriting et Storytelling
  • Webmarketing
  • Outils de blogging
  • Création de produits 

Malheureusement, tout le monde n’est pas dans le cas de Catherine. 

Beaucoup de ceux qui démarrent n’ont pas encore de positionnement assez clair. Cela veut dire qu’ils vont devoir également apprendre leur coeur de métier en plus des sujets que je viens de lister.

Cela rallonge le délai d’obtention des résultats.

Tout au long de mes articles et de mes formations, je mets en garde contre des positionnements trop généraux. Des propositions de valeur autour du sujet “Découvrir ses forces intérieures”, “Rebondir après un échec” ou “Réussir son entreprise” sont extrêmement fréquentes. 

Je recommande plutôt de travailler avec un avatar client spécifique (ou buyer persona). Je recommande également de faire une véritable étude de marché afin de connaître ce que font vos concurrents et vous en inspirer pour mieux vous démarquer.

Si votre positionnement est précis, votre apprentissage deviendra moins pénible et vous serez en position d’expérimenter.

Ce travail sur l’expérimentation est en fait au coeur de votre expérience de blogueu·r·se.

En partant avec un public spécifique, vous aurez l’avantage de vous adresser à un public moins sollicité par le marché et plus enclin à l’interaction. Vos lecteurs vous poseront des questions et vous transmettront des informations précieuses qui vous feront rédiger des contenus de meilleure qualité.

Avec cet état d’esprit expérimental, vous dédramatiserez également la question du repositionnement. C’est ce qui arrive d’ailleurs aux personnes qui choisissent les thèmes vagues comme ceux que j’ai indiqués plus haut.

Ces blogueurs, après avoir cherché à creuser ce type de thématique générales s’aperçoivent qu’ils produisent du contenu pour eux-mêmes et non pas pour un public.

C’est ainsi qu’ils reprennent les choses par le bon bout et se posent la seule question qui compte vraiment dans cette phase “qui lit mes contenus ? »

En obtenant la réponse à cette question, vous avez généralement compris:

  • Qu’un changement de sujet n’était pas un drame
  • Que vous étiez en train de tester des tas de choses
  • Que vous deviez être plus efficace dans votre apprentissage et ne pas vous jeter sur toutes les recettes qui vous passent sous le nez : vous faites le tri.

Bravo, vous avez engagé une transformation personnelle importante et vous êtes enfin en situation de transformer votre blog en une entreprise rentable.

La phase de mécanisation (ou d’exécution)

C’est le moment où les choses commencent à marcher pour vous. Vous avez une audience et elle attend vos contenus et vos produits. 

Au démarrage de cette phase, vous avez fait tourné votre système de création de contenu intégralement.

  • Vous avez créé des contenus persuasifs
  • Vous avez sensibilisé vos abonnés
  • Vous leur avez proposé un produit à la vente et engrangé un peu de chiffre d’affaire.

Votre système contient donc toutes les pièces et vous les avez faites fonctionner ensemble au moins une fois.

Il va falloir consolider tout ça pour rentabiliser votre blog.

  • En privilégiant les contenus les plus efficaces
  • En optimisant vos séquences email
  • En faisant plusieurs essais de pages de vente
  • Etc.

À ce stade, votre problème n’est plus le manque motivation. Votre travail a du sens et vos lecteurs vous attendent.

Bref, vous savez exactement ce qu’il faut faire. Vous êtes formés et même si vous avez encore des compétences à acquérir, le socle est là.

Dans cette phase de mécanisation, vous allez en fait avoir un nouveau problème, vous allez manquer de temps.

Vraiment.

La question du manque de temps est intéressante parce que beaucoup de ceux qui sont coincés dans les deux phases précédentes affirment manquer de temps.

En réalité, ils manquent d’implication et leur priorité est ailleurs. Et tant que ce sera le cas, leur projet ne pourra jamais arriver en phase de mécanisation.

Lorsque je parle de manque de temps, je parle de personnes qui savent ce qu’elles doivent faire. Elles savent quelles tâches leur rapportent des revenus. Malgré ça, elles n’arrivent pas à avancer au rythme qu’elles souhaiteraient.

Vu des deux stades précédents, cela peut passer pour un problème de riche, mais c’est un souci. 

Pour surmonter ce blocage, il va falloir identifier les actions les plus essentielles et les plus productives de votre blogging et vous concentrer dessus.

Tout ce qui n’en fait pas partie devra être délégué ou abandonné.

Pour ma part, ces actions sont les suivantes :

  • Écrire et publier un article par semaine
  • Préparer un lancement de produit par mois
  • Accompagner mes clients pour les faire aboutir dans leur projet entrepreneurial

Voilà pourquoi j’ai abandonné le podcasting et l’idée de faire de la vidéo. C’est également pour me décharger de certaines de travaux que Malik m’a rejoint.

À l’arrivée de cette phase, vous avez une entreprise qui tourne et vous connaissez les actions indispensables qui génèrent mécaniquement des revenus réguliers.

Accélérez votre projet

En suivant ce cheminement, les blogueurs appliqués mettent en général entre un et deux ans à générer du revenu et un an de plus pour le mécaniser.

Mais il existe un moyen de raccourcir ce délai à une période de 6 à 9 mois.

Elle passe d’abord par le choix d’une audience précise.

Un ciblage précis

Avec un positionnement vague, vous resterez coincés bien plus d’une année dans les phases 1 et 2 avant d’échanger avec une audience.

C’est trop long.

L’idéal, c’est de partir rapidement à la rencontre d’une audience de petite taille, mais confrontée à un blocage significatif. 

La création de contenus professionnelle en est à ses balbutiements en France et les sujets sont nombreux. 

Vous pouvez trouver des sujets spécifiques comme Adrien, de Fast Good Digital. Ce dernier s’adresse à une clientèle de restaurateurs. Il les aide à créer un deuxième revenu grâce à un restaurant en ligne. 

Il leur permet notamment de ne pas dépendre des aléas de la restauration en salle. Ce problème est particulièrement vérifié en cette période de crise du coronavirus. Adrien leur permet également de ne pas dépendre de plateformes de livraison comme Deliveroo ou Uber Eats.

Cette cible précise et cette stratégie ont permis à Adrien de proposer à ses clients un produit de Restaurant en ligne. Il a réalisé ce produit dans un délai très rapide sans passer des mois à gamberger autour d’une cible trop vague.

Au-delà de ce ciblage précis, je conseille également de privilégier les petits produits au démarrage.

La stratégie des petits produits

Les blogueurs historiques ont généralisé la technique des gros lancements. C’est à dire des formations ou des coachings à plus de 1 000 euros basés sur des lancements espacés.

Cette technique de vente ne marche pas très bien pour les nouveaux arrivants. En général, vous n’avez pas suffisamment construit votre image pour vous permettre d’activer les différents leviers de décision dont parle Cialdini dans son livre Influence et Manipulation.

Voici ce qui vous manque en termes de leviers d’influence pour vendre vos produits aussi chers :

  • La jeunesse de vos contenus fait que votre audience ne mesure pas encore assez la valeur de ce que vous lui apportez (levier de réciprocité
  • Vous ne disposez pas encore de l’autorité nécessaire dans votre thématique
  • Vous n’avez pas encore assez de preuves de votre valeur
  • Vous n’avez pas suffisamment mécanisé votre système pour engager l’abonné à revenir vers vos contenus et vos produits de façon plus constante
  • Vous avez peut-être encore un peu de mal à vous exposer et votre lecteur ou lectrice n’éprouve pas encore assez de sympathie à votre égard
  • Votre audience n’a pas le sentiment de rater quelque chose d’important si votre produit lui passe sous le nez (levier de rareté)

Bref, vous avez commencé à construire chacun de ces 6 piliers de votre futur édifice. Mais c’est encore trop tôt pour demander à un client de dépenser plusieurs centaines d’euros dans vos produits.

Par contre, les choses sont différentes pour un produit à moins de 80 euros.

Ces petits produits sont beaucoup plus simples à vendre. Et parfois, quelques articles et une bonne page de vente suffiront pour faire jouer les leviers persuasion de Cialdini.

Ces petits produits pourront prendre la forme d’une formation, d’un ebook ou d’un accompagnement dans lequel votre client n‘aura pas à investir beaucoup de sous … et de temps.

En effet, c’est un aspect que les créateurs de contenus ne voient pas lorsqu’ils lancent un produit.

En proposant un gros produit, vous demandez également à votre client potentiel de passer du temps avec vous et votre produit. Ce temps qu’il devra consacrer à l’apprentissage a beaucoup de valeur pour lui. En effet, cet acheteur de produit en ligne est souvent en phase 2 de sa propre transformation (apprentissage).

C’est-à-dire qu’il cherche à faire le tri dans les conseils qu’il reçoit, comme vous l’avez fait vous même quelques mois auparavant.

Dans cette phase de rationalisation de son temps, votre client risque de privilégier vos concurrents à l’autorité supérieure s’il n’a jamais eu affaire à vous.

C’est là où les petits produits ont tout leur intérêt.

S’ils sont bien faits, ils lui donneront un aperçu de la qualité de votre travail qu’il appréciera beaucoup. Et si dans un deuxième temps, vous décidez de lui proposer un gros produit, vous aurez un avantage sur vos concurrents : le client vous connaîtra déjà et il sera en confiance.

Enfin, les petits produits vous permettent d’aller plus vite dans leur préparation et de ne pas (trop) gaspiller de temps si votre lancement ne marche pas.

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