L’incroyable histoire du briquet coincé dans le ventre d’un poisson

By Lotfi BENYELLES

Lorsque j’ai démarré ce blog, j’écrivais des notes de livres de marketing et d’entrepreneuriat. C’était des articles plutôt complets, je passais des semaines à résumer le contenu d’un livre de référence et à en extraire les idées principales.

Mais ça n’intéressait que moi.

Vous pouvez aller jeter un oeil si ça vous dit. C’est les vingt premiers articles du blog.

Bon ça a fini par intéresser quelques personnes.

Des étudiants qui préparaient leurs concours essentiellement.

Ce n’était pas les clients que je ciblais au départ, mais j’ai pu créer mon premier produit et le vendre.

Une livre numérique que j’avais baptisé “La bible du marketing de l’innovation”. Ce travail m’avais pris 6 mois et m’a rapporté 204 euros.

Le livre était très bien malgré son titre. Mais ce n’était pas le cas des articles du blog qui étaient censés donner envie d’acheter le livre. Le ton professoral était pénible.

Et la landing page était abominable.

Et puis j’ai pris conscience de ce qui fonctionnait chez les marketeurs qui parlaient des mêmes sujets que moi. Ils parvenaient à enrober leur connaissance dans une histoire qu’on avait envie de suivre.

On avait pas envie d’être converti ou d’acheter, on avait juste envie de connaître la suite.

Bref, avec une narration faible, rien ne vous distingue de ce que les autres ont à offrir. Vous y passerez beaucoup de temps, vous convertirez un peu et vous vendrez très peu.

Récemment, j’ai relu le livre de David Ogilvy “On Advertising”. C’est l’un des trois livres manifeste de l’écriture de vente.

« Pas besoin d’écrire un roman. Racontez à vos lecteurs ce que votre produit fera pour elles ou peur eux.

Et racontez le de façon spécifique.

Ecrivez votre lettre de vente (copy) sous la forme d’une histoire comme dans le cas de cette célèbre réclame : “L’histoire incroyable du briquet Zippo qui continuait à fonctionner malgré des années passées dans le ventre d’un poisson”.

David Ogilvy. « Ogilvy on Advertising. »

Voilà ce que raconte la pub dont parle Ogilvy, vous avez le visuel en haut de l’article.

une histoire où le produit est le héros

M. Harry Best, retraité récent du service de protection des poissons et de la pêche de l’État de New-York a raconté cette histoire aussi incroyable que vraie au gars de chez Zippo.

Un groupe de gens s’était rendu sur le lac d’Oneïda à l’ouest de Cleveland. Ils venaient y pêcher le brochet du grand nord. Ils y ont capturé un brochet pesant plus de 8 kg.

Lorsqu’ils ont ouvert le poisson, ils y ont trouvé un briquet.

Le brochet l’a peut-être avalé au fond du lac. A moins qu’il ne l’ait fait au moment même où le briquet tombait vers le fond.

Le briquet était plutôt en bon état, ce qui démontre qu’il avait été perdu plutôt récemment. Mais le plus remarquable dans tout ça, c’est que le briquet s’est allumé du premier coup.

Même pour un pêcheur, cette histoire est assez invraisemblable. Mais il faut savoir qu’il y a plein d’histoires de briquets Zippo qui ont vécu des aventures qui auraient redressé les cheveux d’Ulysse.

Le gars de Zippo, lui, n’est pas surpris par cette histoire. Il sait faire de sorte que tous ses briquets marchent, quelques soient les circonstances. Pas seulement quelques semaines, mois ou années. Mais pour toujours.

Que vous trouviez votre Zippo en magasin ou dans le ventre d’un poisson, le gars de chez Zippo vous offre la même garantie. Peu importe l’ancienneté ou l’état de votre Zippo, il vous le réparera gratuitement.

Un héros ?

Ah oui, si vous avez été attentif, j’ai introduit vers la fin de cet article une idée que n’avais pas présentée. L’idée du “Héros”, ou du produit comme héros. On en parle semaine prochaine avec l’analyse d’une landing page

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Leave a Comment:

Leave a Comment: